Nicolas KURTOVITCH – Représentant de la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie

En 2015, Nicolas Kurtovitch était venu présenter Dans le ciel splendide, dernier opus d’une trilogie publiée par les éditions Au vent des îles. Depuis, il a signé de nouveaux ouvrages. Il est également devenu président du conseil d’administration de la Maison du livre de la Nouvelle-Calédonie. L’occasion de faire un point sur cette institution en particulier et sur le livre, l’édition et la création littéraire en général.

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Nicolas Kurtovitch a signé un premier ouvrage en 1973 intitulé Sloboda.
Né sur la Grande Terre d’une branche maternelle calédonienne depuis des générations et d’une branche paternelle yougoslave, Nicolas Kurtovitch est l’une des premières voix calédoniennes d’origine européenne à s’être explicitement interrogée sur la nature de la relation entre les communautés en présence sur sa terre natale. Il se présente lui-même comme un écrivain ancré dans son île, mais ouvert, refusant l’identité exclusive. Il dit :

« Par réciprocité, lorsqu’on habite un lieu, on est habité par ce lieu, on s’en nourrit et on s’y investit, tout en restant libre. »

Sa bibliographie, depuis, s’est enrichie de nombreux ouvrages toujours empreints de « réalité partagée,
de douleurs et de joies intimes » : des poèmes, des romans, des essais, des pièces de théâtre.
Les événements, images et sensations fortes croisés dans son quotidien ou reçus des quatre coins de la planète, le bousculent. Puis mûrissent et enfin jaillissent. « En général, ils ne me font pas réagir à chaud, ils déclenchent un processus créatif qui peut prendre un certain temps », explique-t-il. Il résume : « Quand j’écris, je pioche dans mon ventre, mon cœur et mon esprit. » Traduit, il est lu partout en Océanie.

Revenant sur ses derniers écrits il raconte : « Le long poème baptisé “Où irons-nous ces jours prochains ?” a été publié en 2016 aux éditions Les petites allées, à Rochefort. » Le texte est un haïbun, une composition littéraire mêlant prose et haïku. « La même année j’ai été invité par l’université de l’Indiana, pour une série d’ateliers autour de ma pièce de théâtre Le Sentier qui a été jouée en 1998 pour l’inauguration de la salle Sissia du Centre culturel Tjibaou ainsi que pour une lecture publique du texte Autour Uluru par Nicole Kurtovitch de la compagnie Kalachakra. Un voyage formidable et des rencontres avec étudiants et lecteurs chaleureuses. »

Il a par ailleurs publié la pièce de théâtre La Balançoire aux éditions Écrire en Océanie et, l’année suivante, a été invité par l’association des écrivains de Shanghai, pour une résidence d’écriture de deux mois dans la ville chinoise. « Deux mois d’écriture bien entendu mais aussi de rencontres formidables avec les écrivains de Shanghai et de X’ian ainsi que des collègues en résidence originaires de Suisse, Bulgarie, Israël, Argentine, Espagne, Mexique et Inde. »

De cette résidence, deux recueils ont vu le jour : l’un de poésie L’amour des gens publié en septembre aux éditions Vents d’ailleurs et un recueil de nouvelles, à venir aux éditions Au vent des îles. Des traductions en chinois de quelques-uns de ses poèmes ont par ailleurs été publiées dans une revue de Shanghai. S’il présentera certains de ses textes parus ou à venir (dont L’amour des gens), Nicolas Kurtovitch vient également à Tahiti en tant que président du conseil d’administration de la Maison du Livre de la Nouvelle- Calédonie (MLNC). « Ce sera l’occasion de participer à des échanges autour de la lecture publique en Nouvelle- Calédonie, de l’action de la MLNC, de la situation du livre en général, de l’édition et de la création littéraire. »

RENDEZ-VOUS

Jeudi 15/11 | 11 h 35 | Table ronde : Lecture publique et médiateurs culturels

Jeudi 15/11 | 18 h 55 | Dialogues : Effeuillages mutuels et échange intime avec Chantal T. Spitz

Samedi 17/11 | 17 h 45 | Rencontre – Écrivains en résidence : retours sur expériences

Dimanche 18/11 | 9 h 50 | Rencontre – Les langues (écrites) et la multitude des genres

DÉDICACES sur le stand Lire un Pays

Sam. 17 novembre | 15 h – 17 h |
Dim. 18 novembre | 15 h – 17 h |