Haere Pō

Au pied de l’Ecriture, histoire de la traduction de la Bible tahitienne – Jacques Nicole

Capture d’écran 2018-09-19 à 09.57.48L’histoire de la traduction de la Bible en tahitien est, en fait, l’histoire même de l’écriture tahitienne. Les premières lettres écrites à la main par Pomare II dès 1806, la première feuille d’un abécédaire qu’il imprime lui-même le 10 juin 1817 illustrent bien la maîtrise d’une nouvelle technique et d’une nouvelle manière de penser la société, le monde, les dieux et… soi-même.

Jacques Nicole nous place directement au pied de l’écriture, c’est-à-dire dans une nouvelle culture et dans une nouvelle tradition : elle culmine en 1838 avec l’édition de la Bible de Nott, devenue le modèle de toutes les Bibles écrites dans les langues du Pacifique, grâce à l’action des native teachers de Tahiti et des îles.

L’histoire de cette traduction se poursuit de nos jours dans l’écriture de l’Eglise protestante mā‘ohi, de la Mission catholique et des Académies des langues des Tuamotu et des Marquises.

Hier comme aujourd’hui, ici comme ailleurs, la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication passe d’abord par la maîtrise de sa propre langue… « à faire vigoureux usage de sa langue dans le monde de demain », c’est le seul souci de l’auteur et des éditions Haere Pō.

Journal marquisien d’Edward Robarts,  1798-1806

Capture d’écran 2018-09-19 à 09.59.45Ce Journal marquisien est d’abord le récit d’un beachcomber, déserteur d’un baleinier anglais le jour de Noël 1798, recueilli par les habitants de Tahuata puis adopté par ceux de Hiva‘oa et de Nukuhiva. Il quitte l’archipel des Marquises en février 1806 avec Hina‘oteata, leur bébé et une nourrice pour tenter une nouvelle vie à Tahiti d’abord, puis en Malaisie et aux Indes.

Son Journal est donc celui d’un aventurier et un extraordinaire témoignage de la vie quotidienne aux îles Marquises, des fêtes et des guerres au moment où il devient impossible de vivre comme « avant » : leur vécu est dorénavant rythmé par le passage de tant de navires étrangers porteurs de marchandises nouvelles et de nouvelles manières de vivre et de mourir.

Traduit du Marquesan Journal of Edward Robarts édité en 1974 grâce aux soins de Greg Dening par Jacques Iakopo Pelleau.

Le manuscrit du Vocabulaire marquisien écrit par 1824 par Robarts, a été analysé et revu par Michael Koch qui en retrace l’histoire.

Couverture de H. G. Löwenstern, « accueil de l’escadre russe en mai 1804 en baie de Taiohae par Kiatonui, un pied de kava à la main ».

Juge au cœur de 10 000 familles – Godefroy du Mesnil (couverture d’Andreas Dettloff)

Capture d’écran 2018-09-19 à 10.03.17Il est exceptionnel qu’un juge écrive.

Nous dévoilant le monde méconnu de la justice familiale, Godefroy du Mesnil, nourri de code civil mais aussi de milliers de paroles et de blessures, communique une expérience et des recommandations riches de diplomatie et d’humanisme, à l’intention de ceux qui sont concernés par la séparation, de ceux qui veulent les aider ou, à l’inverse, pour ceux qui, évitant les écueils, désirent réussir leur vie de couple.

Le cœur du livre, ce sont les “instantanés” de tant d’histoires et de confidences individuelles, riches d’enseignement. Ce sont également des documents pratiques : convention d’exercice de l’autorité parentale pour parents séparés et aveuglés par leurs conflits, requête en délégation d’autorité parentale, les dix trucs du juge aux affaires familiales pour réussir sa séparation, mais aussi : comment mieux vivre ensemble, développer et enrichir sa vie de couple et, ainsi, ne pas “perdre la vie à deux”…

Et si l’action se déroule en Polynésie française puis en France métropolitaine, ce livre est, dans les relations entre hommes et femmes, entre parents et enfants, à portée universelle.

 

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