Editions ‘Ura

La grande pirogue sans balancier, le Dolphin à Tahiti, d’après le journal de son maître de manoeuvre George Robertson – Traduit et annoté par Luc Duflos

couv-robertson20 juin 1767. Le capitaine Wallis et son équipage découvrent, par temps brumeux, la presqu’ile de Taiarapu, et pensent apercevoir, plus loin dans les nuages, « la cime de plusieurs monts, qui s’étendaient du S au SO, à plus de vingt lieues ».  Il s’agissait dans leur esprit de la Terra Australis incognita, continent chimérique qui occupait alors l’imagination de tous les marins traversant le Pacifique. De leur côté, les Tahitiens suivaient, depuis son arrivée à Mehetia, cette grande pirogue sans balancier dont l’avènement leur avait été prédit par les anciens.

Méfiance d’un côté, préjugés d’époque de l’autre, firent de cette première rencontre un affrontement sanglant, les Peretane répondant aux jets de pierres par leurs canons chargés à boulet et mitraille. Il fallut toute la diplomatie de la « Reine » Purea, et la bienveillance naturelle des Tahitiens, pour surmonter ce premier échec et le transformer en une relation d’amitié.

George Robertson, maître de manœuvre à bord de la frégate Dolphin, nous décrit de manière pittoresque et sensible cette phase essentielle de l’histoire du Tahiti des temps modernes, au tout début de la cohabitation des Polynésiens et des Occidentaux.

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