LES NOUVEAUTES 2019 HAERE PO

 

PARKINSON

2019 Sydney Parkinson,

Journal de Tahiti et des îles, 1769

250 ans après son passage à Tahiti et dans les îles, n’est-il pas temps de réhabiliter Sydney Parkinson ? S’il est reconnu comme l’artiste du premier Voyage de Cook pour ses aquarelles et dessins réalisés à bord de l’Endeavour, ses textes ont été laissé injustement de côté. Pourtant Sydney Parkinson est le témoin privilégié de la vie quotidienne des habitants de la baie de Matavai ou ceux de Raiatea. Fin observateur, entre avril et août 1769, des plantes, de leur usage et des outils, il s’intéresse aussi à la langue tahitienne et en relève le premier vocabulaire. Artiste, certes, mais aussi curieux, observateur de cette première rencontre, loin des préjugés du « bon sauvage » des Français et du « noble savage » des Britanniques, Sydney Parkinson décrit dans ces pages qui ont survécu un monde qui a disparu.

Le Journal est illustré par les planches originales de S. Parkinson et les cartes des parcours de l’Endevaour(dessinées par Andreas Dettloff) ; il contient le Catalogue des plantes indigènes de Tahiti en usage pour la médecine et les aliments(revu par Jean-François Butaud) ainsi que le Vocabulaire de la langue de Tahiti(revu par Jacques Vernaudon) – avec une préface pour une réhabilitation de Parkinson 1769-2019.

 

PETARD

Paul Pétard,

Quelques Plantes utiles de Polynésie et ra‘au tahiti

Capture d’écran 2018-04-18 à 04.41.511986-2019. 33 années séparent la première édition de l’ouvrage de Paul Pétard de celle d’aujourd’hui. Tout en gardant le texte original de notre pharmacien-botaniste, il a bien fallu suivre les nouvelles appellations scientifiques des plantes, respecter les noms que leur donnent les habitants des îles hautes et basses de notre Pays et rester attentif aux chiffres de production agricole ou forestière – et surtout aux nouvelles perspectives pharmaceutiques et cosmétologiques ouvertes par la recherche, ici et ailleurs.

« Le Pétard » reste bien le Pétard, avec ces pages supplémentaires en couleurs de 135 plantes pour faciliter leur découverte et leur histoire, peut-être, mais aussi pour protéger leur place dans l’écosystème océanien, la nôtre et notre vivre-ensemble avec ce patrimoine naturel et culturel.

 

LE FABULEUX VOYAGE DE LA LANGUE TAHITIENNE

Jean-Claude Teriierooiterai,

Hitiroa_1Venus des îles proches de l’Asie continentale, les premiers hommes du Pacifique ont relié Madagascar à l’île de Pâques… Les premières langues qu’ils ont parlées sont devenues les ancêtres de celles parlées dans le Triangle polynésien. Jean-Claude Teriierooiterai retrace cet étonnant voyage de la langue tahitienne, l’étrange parcours de ces mots qui font partie de notre quotidien. Cet ancrage dans les temps anciens, 5000 ans d’histoire et de migrations, montre la vitalité d’une langue et de ses locuteurs, souligne l’évolution des sons et le glissement des significations – ainsi que la fragilité et l’arbitraire de certaines reconstructions superficielles d’une étymologie idéologique aujourd’hui. Cartes des diversités ou aires géographiques et linguistiques des îles du Sud-Est asiatique et du Pacifique (dessinées par Andreas Dettloff), arbre généalogique et tableau des correspondances phonologiques des langues du Pacifique.

 

BANKS

Joseph Banks,

Journal à Tahiti et dans les îles, 1769

Banks et Tupaia couvJoseph Banks est le premier touriste à avoir posé son pied à Tahiti, il y a 250 ans, pour un séjour de près de 4 mois entre avril et août 1769. Jeune et richissime aristocrate, il voyage à bord de l’Endeavour commandé par James Cook et participe à une expédition qu’il a financée en grande partie : il s’agit à la fois d’observer le transit de la planète Vénus dans le Soleil et de confirmer l’existence de la Terra australis incognita. Joseph Banks n’est ni militaire ni missionnaire, libre de poser un regard neuf sur des îles qui viennent d’être redécouvertes. C’est donc aussi le témoignage de la première longue rencontre entre les Tahitiens et les Anglais, entre le monde océanien et le monde occidental, loin des canons de Wallis en 1767 ou du cabestan de Bougainville en 1768. Joseph Banks est chargé du négoce et du ravitaillement en vivres frais de la centaine de marins à un moment difficile de l’histoire de Tahiti quelques mois après une guerre civile et au début de la saison de pénurie alimentaire. Il accompagne son capitaine lors du premier tour de l’île réalisé par des Européens, en profite pour admirer puis relever les dimensions du grandmarae de Mahaiatea et, plus tard, à Raiatea, pour noter celles des grandes pirogues doubles destinées aux longs voyages traditionnels. Et surtout, Joseph Banks est celui qui invite et impose à bord de l’Endeavour  Tupaia, le grand-prêtre de ‘Oro et le conseiller politique des grandes chefferies tahitiennes – en payant son passage : « La distraction que me procurera sa conversation à l’avenir et l’avantage qu’en retirera ce navire [de sa connaissance des îles de ces mers] me rembourseront complètement » (Journal du 12 juillet 1769). Le Journal qu’écrit alors Banks n’est publié qu’en 1896, son édition scientifique n’est établie par Beaglehole qu’en 1962… et notre traduction en langue française est, en fait, une première tahitienne et mondiale. Dessins de Joseph Banks, illustrations d’époque, cartes des parcours de l’Endevaour, des Tuamotu à Rurutu et à la Nouvelle-Zélande, carte du tour de l’île de Tahiti (dessinées par Andreas Dettloff).