Frédéric Levy

Frédéric Levy

Humour et profondeur de discours

fredéric levyPendant longtemps, Frédéric Levy a été directeur artistique dans la publicité. Il a, grâce à ce métier, pas mal voyagé. « Cela m’a nourri. » Mais ne l’a pas contenté. Il avait besoin de créer plus qu’il ne faisait. Enfant, chez lui, il avait à portée de main des livres en général, des bandes dessinées en particulier. Il dévorait Astérix et Obélix, accompagnait Lucky Luke dans ses aventures. « Un déclencheur ? » Aussi, quand il s’est mis à son tour à raconter des histoires, il a donné une grande place à l’image. Il se considère d’ailleurs illustrateur-auteur, et non l’inverse car il a plus à dire par le dessin. Son premier livre, intitulé « Quand Lulu sera grande », imagine tout ce que sa propre fille aimerait faire plus tard : avoir des cheveux très très longs, jouer au football, livrer des pizzas, chasser les dragons… Frédéric Levy a choisi le vecteur humour pour s’exprimer. « En littérature jeunesse, il y a de l’humour, mais il y a aussi des thèmes d’importance. J’essaie d’avoir des discours qui ont une certaine profondeur. » Il aime ensuite rencontrer ses lecteurs qui connaissent parfois ses livres mieux que lui. « J’adore, en primaire ils n’ont pas encore trop le regard de l’autre, ils sont super cash, ils posent des questions pertinentes, disent ce qu’ils aiment et n’aiment pas. » Ces échanges donnent du sens à ses ouvrages, « au moins, on n’a pas fait ça pour rien ». Ses ouvrages le mènent cette année jusqu’à Tahiti où il pourra, en plus des échanges avec le public, entendre des histoires d’îles. « D’avance, ça me parle, il y a le rêve et l’isolement, deux sujets forts. »

 

Les Papareils

[Éd. Talents Hauts, 2018]

fred L. les papareilsSérie de six albums qui met en lumière le thème de la différence à destination du jeune public. Elle mêle humour et poésie, sur fond d’aventures. Les personnages ne sont jamais comme les autres. Ils traversent des épreuves rocambolesques avant de tirer parti de ce qui les distingue. Il y a par exemple Suzanne qui, toute petite, est déjà grande. Elle ne peut pas faire de vélo ou caser ses jambes sous son bureau. Aldo, le pianiste, écrasé par un piano, est devenu tout plat, il doit changer de métier. Esther a des grands pieds, Émilie une tignasse envahissante, Barnabé est tout gonflé. Edmond, lui, est comme un aimant.L’univers graphique de cette série est librement inspiré des comics américains.