Étude « L’état du livre en Polynésie française »

Le livre, véritable fer de lance de la liberté de pensée, vecteur de connaissances, de savoir-faire culturels et de la liberté
d’expression, traverse actuellement une période de turbulences. Bien que premier producteur de contenus culturels en France,
l’industrie du livre et les métiers de ce secteur (auteurs, éditeurs, distributeurs…) sont ébranlés par le passage au numérique, les
pressions commerciales exercées par l’effervescence des acteurs de la vente en ligne, le développement de nouvelles formes de
consultation des ouvrages et les transformations comportementales des lecteurs.

« Le patrimoine littéraire est un bien collectif et un témoignage essentiel de la pensée d’un présent que nous avons le
devoir de transmettre aux générations futures. Une transmission dont aucun peuple ne peut être privé. »

Christian Robert – Président de l’Association des éditeurs de Tahiti et des Îles

À l’échelle de la Polynésie, le challenge est de taille face à une culture où le constat factuel met en évidence que livre le plus
commun reste la Bible. Le livre comme support de lecture loisir, pédagogique ou culturel reste encore en marge. Conscient de
l’ampleur du défi, la volonté de partager le patrimoine culturel polynésien a su l’emporter, en véhiculant une expression libérée et
authentique, agrémentée d’ouvrages métissés entre le français, le tahitien, l’anglais, le chinois… Le rôle des éditeurs est en ce
sens remarquable, de par leur engagement à accompagner les auteurs et leur ténacité à soutenir la diffusion de leurs ouvrages.

Consultez le Bilan de situation sur « La situation du livre et de la lecture en Polynésie française », réalisé par l’AETI en août 2016.

Découvrez les résultats de l’enquête complémentaire Analyse sondage Grand Public :

  1. La première partie du questionnaire porte sur des informations pratiques à propos des sondés : genre, tranche d’âge, statut professionnel et CSP d’appartenance.
  2. La seconde partie vise à détailler les habitudes de lecture des sondés. L’objectif est double : évaluer l’appétence de l’échantillon à la lecture selon la fréquence de la pratique, le contexte et la provenance des ouvrages, mais également déterminer si des genres et catégories littéraires trouvent facilement lecteur parmi les Polynésiens.

  3. La troisième partie du sondage porte sur les habitudes d’achat de livres par les Polynésiens. Au-delà des points de vente physiques, il s’agit de comprendre quels éléments propres aux livres sont valorisés lors de la prise de décision d’achat par le lecteur.

  4. La dernière partie du sondage porte sur les rapports aux livres en version numérique, afin de mettre en relief les pratiques de lecture numérique, les types de supports favoris et la pertinence de ce moyen pour accéder à la littérature en Polynésie française.

Taille de l’échantillon : 522 individus, hommes et femmes, ont été sondés entre décembre 2015 et juin 2016 sur Tahiti (entre les communes de Mahina à Paea) et sur l’île de Huahine